
20 - Le chant des astres
Cette chanson a pris un peu son temps.
Elle a résisté.
Puis elle s’est imposée.
Tout a commencé par un message, reçu un jour sur les réseaux. Une adolescente, autiste, me parle de ce qui fait battre son cœur : le piano… et l’univers. Deux passions immenses, l’une sous ses doigts, l’autre au-dessus de sa tête. Elle me demande simplement :
« Peux-tu écrire une chanson qui relie les deux ? »
Sur le moment, je suis bouleversé. L’idée est magnifique. Évidente. Presque sacrée.
Et pourtant… le silence. Les jours passent. Les semaines aussi.
Je cherche, je tourne autour, je doute.
Un mois, deux mois… rien ne naît.
La frustration devient lourde. J’ai la certitude que cette chanson doit exister, mais je ne sais pas encore comment.
Puis, au bout de trois mois, quelque chose s’ouvre.
Une fulgurance.
Une évidence presque physique.
Le piano me montre le chemin : Do… Ré… Mi…
Chaque phrase d'un couplet finira par une note, comme une marche invisible entre la Terre et le ciel. L'anglais et l'espagnol viendront se joindre à la fête, comme si la musique devenait un langage universel, capable de dialoguer avec les étoiles.
À partir de cet instant, je n’écris plus vraiment.
Je transcris.
Les mots arrivent comme dictés, portés par une force qui me dépasse. Les notes deviennent des astres, les astres deviennent musique. L’intime rejoint l’infini. L’artiste disparaît presque, laissant place à quelque chose de plus grand, de plus vaste.
Aujourd’hui, Le Chant des astres est peut-être le texte qui me ressemble le plus.
Parce qu’il relie l’humain à l’univers.
Parce qu’il unit la fragilité d’un être à l’immensité du cosmos.
Parce qu’il rappelle que l’art est parfois un pont entre ce que l’on ressent… et ce que l’on ne peut pas expliquer.
Cette chanson a quelque chose de magique.
D’universel.
Comme un message murmuré par les étoiles, trouvé un soir, posé sur un clavier de pian
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