04 - Rencontre du 3ème type 

Rencontre du 3ᵉ type porte volontairement un titre trompeur. Ici, il n’est pas question d’extra-terrestres, mais de rencontres bien plus troublantes : celles que l’on f ait avec soi-même. Ce texte, sans doute l’un des plus complexes que j’aie écrits, se déploie en strates.
Le premier type évoque l’enfance, le deuxième l’adolescence, le troisième l’âge adulte. Le tout est observé par un quatrième regard, celui d’un homme face à son reflet, cherchant à comprendre ce qu’il est devenu, et surtout ce qu’il a perdu ou transformé en chemin.

Cette phrase — « si j’ai raison, la déraison est ma prison » — en est la clé de voûte. Elle résume cette lutte permanente entre lucidité et enfermement, entre certitudes rassurantes et doutes nécessaires. Une phrase pivot qui éclaire l’ensemble du texte et révèle sa tension intérieure. Le refrain est une lutte intérieur un refus avant l'acceptation, enfin je crois...
À travers ce slam introspectif, c’est l’évolution d’un homme qui se dessine, sa quête de sens, ses contradictions, et la complexité de l’humain face au temps qui passe.
Même pour moi, ce texte conserve une part d’ombre, comme si certaines réponses n’étaient pas destinées à être totalement comprises.


Côté écriture, j’ai voulu m’essayer au slam, et j’y ai pris un plaisir immédiat. Jeux de mots, rimes intérieures, rythme : tout est venu très vite, presque instinctivement.
Le texte a été écrit en moins d’une semaine, dans une forme de flux difficile à expliquer.


Aujourd’hui encore, il m’arrive de me demander si certains textes sont réellement de moi. Étrange sensation… comme si, parfois, l’écriture savait avant l’auteur.

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