13 - Loin 

En écrivant cette chanson, la musique était déjà là, en filigrane. Une musique lente, ample, presque silencieuse par endroits, comme une respiration, elle traduit le besoin viscéral d’un homme de s’éloigner du tumulte, de quitter la foule et le cahot urbain pour se retrouver seul, non pas pour fuir, mais pour se ressourcer.

L’écriture s’est faite naturellement, sans résistance, comme si le texte se transmettait plus qu’il ne se construisait.
Les mots sont simples, volontairement peu nombreux, afin de ne jamais étouffer la musique, mais au contraire lui laisser l’espace de s’installer, de planer, d’enivrer et d’apaiser.


Chaque couplet est une étape.
L’océan d’abord, vaste et mouvant, miroir de l’infini, puis la forêt, intime et protectrice, refuge du silence. Enfin la montagne, immobile et majestueuse, lieu d’élévation et de recul. Le refrain, lui, n’appartient à aucun lieu précis, il est un pont entre ces paysages, un point de convergence, une invitation à ralentir, à respirer profondément, à écouter ce qui se passe à l’intérieur.

Cette chanson n’impose rien, elle propose un espace, un instant suspendu où l’on peut simplement être.